tout d'abord, je tiens à vous remercier
d'avoir répondu à mes précédentes questions et,
en plus aussi rapidement.
Cordialement.
merci.
Bonjour et merci pour les encouragements.
Les protestants ne font, en général, pas de signe
de croix. Ce n'est pas que ce soit une mauvaise idée, mais c'est
une simple question de style, si je puis dire: nous aimons bien dépouiller
un peu nos rites et nos gestes pour laisser le plus possible la place à
la Parole.(voir la réaction d'un visiteur,
plus bas)
Les "béatitudes"
sont les 8 promesses de bonheur qui ouvrent l'enseignement de Jésus-Christ
dans l'Évangile selon Matthieu (chapitre 5). Elles forment un court
résumé de l'évangile tout entier, en particulier la première
: "Heureux les pauvres en Esprit, le Royaume des cieux
est à eux". En effet, la bonne nouvelle de l'Évangile,
c'est que le Royaume de Dieu est présent en Christ, et que nous y sommes,
dès maintenant (au présent) chez nous. Ce Royaume est pour "les
pauvres en Esprit", ce qui désigne à mon avis ceux qui
demandent à Dieu son Esprit comme un affamé demande du pain
à un riche.
Les "symboles de foi"
sont des résumés des principales croyances à une époque
ou à une église donnée. Les trois plus connus sont effectivement
ceux que vous citez. Et ils sont à peu près reconnus par les
églises catholique et protestantes. Je dis "à peu près"
car ces textes ne sont pas pour nous parole d'évangile. Ils ont été
écrits dans un certain contexte, principalement pour exclure les hérétiques
de l'époque, ce qui n'est pas du tout notre démarche aujourd'hui.
La "confession de foi" qui est faite par une personne qui veut entrer
officiellement dans notre église est "Jésus-Christ est
le Seigneur", le reste est de l'ordre de la confession de foi personnelle,
si nous sommes d'accord sur l'importance de Jésus Christ, nous sommes
d'accord sur la démarche et cela suffit pour que nous fassions partie
de la même église.
- Le "symbole de Nicée-Constantinople" est un texte issu
des délibérations des conciles de Nicée (325) et de
Constantinople (381), il est assez compliqué et théologique.
- Le "symbole des apôtres" est un peu moins long et compliqué,
sa rédaction finale date du VIIIe siècle mais nous en connaissons
des ébauches du IVe ou Ve siècle.
- Le "Symbole Quicumque (son premier mot) d'Athanase" est un texte
plus long que les deux autres, probablement pas écrit par Athanase,
mais écrit au Ve ou VIe siècle.
Vous pouvez tout à fait participer à la Communion
dans un culte protestant. En effet, pour nous, ce repas est destiné
à nourrir notre communion avec le Christ, le pire des pécheurs
ou des mécréants pourrait donc participer s'il le désire
comme le Christ a donné le pain à Judas lors de la Cène.
La Communion n'est pas célébrée tous les
dimanches, mais un dimanche sur deux environs, nous limitons volontairement
la fréquence des communions pour que dans l'esprit de tous un culte
sans communion reste quand même un vrai culte, ce qui est une façon
de valoriser la lecture et la prière personnelle chez soi.
Après la prédication, une liturgie simple introduit
la Communion, puis les fidèles se mettent en cercle autour de la table.
Chacun reçoit de son voisin le plat contenant le pain et la coupe contenant
le vin, se sert au passage sil désire communier, puis le passe.
Le pain et le vin sont pour nous des signes de la parole et de la vie du Christ
dont nous choisissons de nourrir notre existence. Quiconque entend dans son
cur l'appel de Dieu en Christ et désire lui répondre oui
peut y participer, s'il le désire. Après un chant d'action de
grâce (les paroles sont inscrites sur la petite feuille de chants)les
fidèles retournent à leur place pour la fin du culte.
J'espère avoir répondu un peu à vos questions,
Si vous le désirez, n'hésitez pas à prendre contact avec
le ou la pasteur de l'église la plus proche de chez vous pour en discuter.
Avec mes amitiés
pasteur Marc Pernot
haut de la page 
Réaction d'un visiteur
bonsoir , j' aimerai savoir pourquoi les réformé
ne font pas le signe de +.
C'est par désir de simplicité, de dépouillement.
En fait, nous aimons bien les gestes religieux, mais nous nous en méfions
aussi. Le symbole prend si facilement plus de place dans notre existence
que la chose qu'il est sensé symboliser. Bref, nous choisissons
délibérément de ne pas célébrer la
communion tous les dimanches, pour le baptême, nous ne rajoutons
pas de symbole supplémentaire à celui de l'eau, nous aimons
les temples simples, sans figuration....
C'est une façon de frustrer un peu la demande de "religieux",
dans le but de renvoyer l'homme à ce qui nous semble l'essentiel:
la relation personnelle avec Dieu.
Sur le fond, nous sommes tous d'accord, la différence est juste
une question de dosage dans la pédagogie pour développer
la foi.
Amitiés
pasteur Marc Pernot