Question de visiteur & réponse proposée
Ces questions et réponses ont été rendues anonymes
en changeant quelques détails (prénoms, ville, âge exact, profession...)
afin de protéger l'intimité des personnes concernées
Jai récemment prié
pour la vie et le repos de lâme du Président de lAutorité
Palestinienne Yasser Arafat et aussi pour lâme et la vie de nos
soldats en Cote dIvoire et je voulais savoir quel est la position de notre
Eglise sur ce sujet
;
Je veux dire est ce que cest «
bien » de prier pour ce genre de choses, voir même pour nos familles,
nos proches ou même nous même ?????
Jai à la maison, plus particulièrement
dans ma chambre des têtes de Bouddha ou ce genre de symboles bouddhiques
et je me demandais également si lEglise admettait ce genre de décoration
..
Merci.
L'essentiel est de prier. Ensuite, je crois que l'on peut s'ouvrir
à Dieu en lui confiant ce que l'on a sur le cur, comme à
un ami. Donc, pourquoi pas prier en pensant à Arafat, aux soldats en
Côte d'Ivoire, et à nos proches. Mais, voici quelques remarques
personnelles :
1) dans le protestantisme, nous essayons de résister
à l'envie de prier pour les morts, en partant du principe que Dieu
les a accueilli, et que l'on ne peut rien y ajouter et y retrancher (ce qui
est une bonne nouvelle, parce que sinon, les personnes abandonnées
de tous auraient moins de chance auprès de Dieu que les autres).
2) quand on prie pour les situations de personnes qui sont
loin, on a moins de raisons de se sentir directement appelé à
faire quelque chose, il peut être important, donc, de prier en pensant
à ce que nous vivrons nous-mêmes demain pour que Dieu nous aide
à inventer un geste positif qui fasse avancer les choses ?
3) personnellement, je tente de résister à la
tentation de prier pour dire à Dieu : s'il te plaît, fais ceci,
fais cela... Ce n'est pas que ça puisse le fâcher, mais parce
qu'il me semble que je me place alors dans une drôle de position vis-à-vis
de Dieu, lui conseillant ce qu'il devrait faire plutôt que de m'ouvrir
à sa façon de voir les choses à lui, et en particulier
ce que, lui, me proposerait de faire.
Pour les têtes de Bouddha, ça ne me gênerait
pas d'en avoir une chez moi. Mais plus comme un objet d'art que comme un objet
sacré, et encore moins un truc vers lequel je me tournerais pour prier.
Amitiés fraternelles
pasteur Marc Pernot